Les deux recrues les plus récentes de l'ASSE, Cédric Varrault et Blaise Matuidi, ont été présentées ce matin à la presse par le président Roland Romeyer. Morceaux choisis de leurs sentiments respectifs.
Ce mardi en fin de matinée, à l'issue de l'entraînement, le président Romeyer est venu en personne présenter à la presse les deux dernières arrivées à l'ASSE, l'ex-Niçois Cédric Varrault et l'ex-Troyen Blaise Matuidi.
« Nous étions en contact avec l'OGC Nice à propos de Cédric Varrault depuis l'an dernier, a d'abord expliqué le président. En accord avec Frédéric Antonetti, il ne nous a pas rejoint en 2006. Cette année, il avait toujours la volonté de venir à Saint-Etienne. C'est pour cela qu'il est ici. Nous en sommes très heureux, car c'est quelqu'un qui va nous apporter son expérience. Au sein d'un groupe, c'est un « super gars ». Il possède une excellente mentalité. Il a été capitaine à Nice. De plus, il nous apportera sa qualité de jeu. Je compte énormément sur lui », a-t-il estimé.
« Assurer notre avenir »
« Nous avons des relations privilégiées avec Troyes, notamment par le biais de stages passés, a ensuite confié Roland Romeyer. Nous connaissons bien les joueurs de ce club. Lorsque Blaise a commencé à évoluer comme titulaire, il n'y a pas que Saint-Etienne à l'avoir remarqué. Le sélectionneur des Espoirs a fait appel à lui. Or, l'objectif de Bernard Caïazzo et de moi-même est de bâtir une équipe sur la durée. Nous sommes là pour cela. Nous espérons monter progressivement l'échelle, et que les jeunes internationaux qui sont dans nos rangs, les Dabo, Payet, Matuidi, ajoutés à des joueurs comme Perrin, assurent notre avenir. »
Concernant le joueur lui-même, il en a dressé un portrait ambitieux. « Je suis très heureux que Blaise nous ait rejoints, sur lequel nous comptons aussi beaucoup. Aux yeux des spécialistes du football, c'est un joueur d'avenir. Nous comptons sur lui pour progresser encore et être « le grand Blaise » au stade Geoffroy-Guichard. » Et de préciser : « En tant que pur Stéphanois, j'entends faire passer à nos recrues les valeurs de Saint-Etienne : se défoncer sur le terrain pour les supporters qui viennent chercher du bonheur et de la joie au stade. Je veux une équipe très solidaire et qui donne tout ce qu'elle a dans les tripes. C'est un respect dû aux supporters. »
Matuidi : « une grande satisfaction »
Le jeune milieu en provenance de l'Aube a alors pris le relais pour expliquer le contexte de sa venue. « J'étais en contact avec l'AS Saint-Etienne depuis l'année dernière. Je suis très heureux d'être ici. C'est une grande satisfaction. Le discours de l'entraîneur et des dirigeants m'a beaucoup plu. Je suis très content de faire partie de leur projet. Nous sommes ici dans un club à la fois familial et entièrement tourné vers le football, ainsi que me l'a confirmé Damien Perquis (NDLR : lui aussi ancien Troyen). C'était quelque chose d'important dans ma progression. Je viens pour apprendre, pour franchir un palier, et je pense qu'il y a tout pour le faire ici. Je ne pense qu'à ma progression sportive et c'est pour cela que j'ai privilégié l'offre stéphanoise à d'autres. Pour moi, ce club présentait le meilleur profil. En plus, Saint-Etienne représente beaucoup, à travers son public, son stade, l'épopée... C'est énorme. L'environnement d'ici n'a rien à voir avec celui de Troyes. Je vais devoir m'y faire. Il n'y a rien de meilleur que d'avoir un public qui nous pousse. »
Agé de vingt ans, Blaise Matuidi a « côtoyé en Espoirs Dimitri Payet et Mouhamadou Dabo. Je connais aussi Bafetimbi Gomis, prêté à Troyes il y a trois ans. Cela devrait faciliter mon intégration à Saint-Etienne, même si je ne me fais pas de soucis à propos de mes autres coéquipiers ! A moi de répondre présent, de mouiller le maillot, de tout donner et de satisfaire tout le monde », a-t-il conclu avec enthousiasme.
Varrault : « forcément envie »
S'il a le recul dû à ses quelques années d'expérience supplémentaires, Cédric Varrault a autant d'ambition : « Je suis très heureux. Comme le disait le président, j'avais failli venir la saison dernière. J'étais déjà très motivé pour cela, mais ça n'a été que partie remise. J'espère que nous allons faire une belle saison », a commencé par espérer le défenseur né à Blois. « Nous n'étions pas nés à l'époque des exploits du club mais nous en avons souvent entendu parler. Nous savons que nous arrivons dans un club mythique, dans lequel on a forcément envie de réaliser de belles choses », a-t-il confié. « Formé à Nice, sociétaire de l'OGCN depuis neuf saisons, j'avais fait un peu le tour de la question sur la Côte d'Azur. Je souhaitais un nouveau challenge. Je suis venu ici parce que je sais que le club a un projet. Il y a moyen de faire quelque chose de bien. La page niçoise est tournée, je vais découvrir autre chose. Frédéric Antonetti a dit qu'il était content pour moi. Venir dans un grand club oblige forcément